De l’écriture au dessin

dessin, Exposition, Illustration, papier, Poésie

Voici la suite du projet « Livre à deux mains  » évoqué dans un article précédent.

La maison de la poésie Rhône-Alpes est à l’initiative de cette rencontre entre poète et  plasticien, pour fêter ses 30 ans d’existence autour d’un bel évènement qui aura lieu en Décembre.

C’est avec grand plaisir que je me suis plongée dans ce magnifique poème, émue tant il fait écho à mon univers artistique !

Je vous livre, avec l’aimable autorisation de l’auteur, le texte qu’elle m’a confié et ce qu’il m’a inspiré !

L’arbre n’a que l’ombre du sommeil
il ne dort pas.
Une vieille femme
à la colonne barbelés
arrache des mots à l’écorce
tisse des pelotes de peaux et d’insectes.

L’arbre est secoué
par de grands orgues noirs.
Il transporte des cathédrales
la farine des morts
la clé des vivants
et le sang des bêtes.

La dernière grue
emporte le souffle de Sadako
au-delà des iris momifiés.
Le gris de l’oiseau
est un paysage emprunté.

Une vieille femme
à la colonne barbelés
enveloppe la mort du désir
dans du papier de soie
qui tremble dans l’élégance d’un ciel froissé.

Danièle Vincent.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités